Pour ceux qui pensent que c’est facile d’être son propre boss…

Vous savez, très honnêtement je vis actuellement le rêve de ma vie.
Quand je bossais dans le « classique « , j’enviais les call-boxeuses, les couturières du marché. Bref toutes ces personnes qui a mon avis géraient leur quotidien à leur gré: Se lever le matin, démarrer quand on veut, clôturer quand on veut, etc. Etc. J’avais raison mais pas complètement.

Quand tu es dans le « classique  » faut reconnaître quand même qu’il y a pas mal de choses faciles. On a qu’à obéir, on a pas trop de décisions ou de réflexions sur une stratégie globale de l’entreprise. On est sur une tâche précise, un domaine précis notre réflexion ne va pas plus loin que ce territoire prédéfini. On peut être focus et super efficace sur CE point précis.

Être son propre boss c’est un peu plus compliqué. Il faut avoir une vision de son projet. Il faut être déterminé à réaliser son rêve. Il faut être à la fois PDG, Responsable de la comm, comptable, assistant, RH, commercial, et j’en passe.

Photo de Christian Sankeur

Photo de Christian Sankeur

Quand au mythe selon lequel on peut faire ce qu’on veut quand on veut, il n’en est absolument rien.
Quand on veut réussir dans son projet, on est pas son propre patron. On a le client pour patron. C’est le client qui décide de quasiment tout.
C’est le client qui décide de la qualité de votre travail, des produits que vous commercialisez, de vos heures de travail, de vos congés, de votre salaire. De quasiment tout. Oui le patron client n’est pas satisfait des fois. Mais il faut faire de son mieux pour le satisfaire si non c’est le licenciement.
Pour ma part, et même si je fais mine qu’il n’en est rien, çà me brise le coeur à chaque fois que le boss n’est pas content. Quand dans chaque tâche qu’on accompli on met tout son coeur, on a forcément envie de faire plaisir. Et quand c’est pas le cas…

Je vous l’avoue c’est pas évident au quotidien. Les journées courent à une vitesse fulgurante. La journée commence à 6h et s’arrête à 2h. On travaille plus, on réfléchi plus, on donne plus, on se sacrifie plus. Mais si on est heureux, si on est guidé par la passion, on en demande toujours plus.

1j, 2j, 3j, 4…6, 7… Marre de compter…

J’avoue que cette semaine n’a pas été de toute gaieté pour moi.
Toutes mes apprenties étaient indisponibles. Maladies et autres responsabilités. J’ai dû me taper une semaine seule au monde. C’était pas la joie. Elles m’ont terriblement manquées. Du coup j’avais envie de rien. Surtout pas de travailler. Dommage parce que j’ai une tonne de boulot en retard. Et sans les bras supplémentaires, c’est plus que chaud. Même si en fait il fait très frais sur Douala et que j’ai super froid (début de paludisme).

Comme si çà ne suffisait pas, les petits « couacs » du quotidien s’en sont mêlés : la télé qui explose, toute seule dans son coin, le moteur de la machine à coudre qui se grille, les paiements qui n’arrivent pas, les factures qui elles, arrivent bel et bien… Pfff…laissez moi dormir svp…

Cerise sur le magnifique gâteau de cette semaine pourrie, les attaques de BH (même prononcer leur nom çà m’énerve au plus haut point) sur la ville de Maroua.

Les clientes attendent, les commandes doivent être livrées. Il faut que je me lève. Il faut que je marche. Sans peur, sans crainte, car c’est ce que veut l’ennemi.

On a le droit de plier (c’est même nécessaire parfois), mais on a pas le droit d’être brisé.

La maladie ne m’arrêtera pas. L’ennemi ne nous arrêtera pas.

image

Photo de William Nsai

Cet extraordianire Samedi (Vendredi?)

Sur mon compte Facebook perso il y’a quelques jours, j’ai parlé d’un extraordinaire Samedi qui en fait était le vendredi… Bref.

Il y a quelques temps j’ai créé une petite collection de chemisiers (j’en parlerais plus en détails dans un prochain post). Pour chacune de mes collections je me dois malgré tout de faire un shooting, histoire qu’elle ne passe pas complètement inaperçue. C’est une façon pour moi de montrer une nouvelle facette de ma personnalité.

Donc, il est question d’organiser un shooting. pour cela il faut contacter photographe, mannequin, maquilleuse, toute l’équipe quoi, et caler une date. J’avoue que nous avons eu du mal, beaucoup de mal à le faire. Un tel indisponible aujourd’hui, un tel autre demain, j’en suis arrivée à me demander si on le faisait encore ou pas. çà prenait trop de temps à se planifier.

Apres plusieurs discussions, nous avons fini par trouver une date et un lieu. Vendredi 17 Juillet au quartier Bonanjo à Douala. Pour ceux qui ne connaissent pas mon pays le Cameroun, Bonanjo est le quartier Administratif de notre chère capitale économique. Donc tous les ways des Nkounkouma sont la-bas. Les représentations des ministères, les banques, etc.

Pour cette collection il nous fallait une ambiance rue (street), nous devions donc prendre des plans de rue. Nous en avons fait plusieurs jusqu’au moment fatidique. Quand j’y repense, je me dis que nous devions tous être tellement dans notre petit monde que nous n’avons vraiment, mais vraiment rien vu venir: prise de vue devant les « 6 états de la BEAC », interpellation d’un agent de police, menace du commissaire, confisquation de l’appareil, interrogatoire. Bref vous voyez bien le genre.

Mais nous aussi hein. Façon que affaire de Bokom Haram chauffe là dehors, façon que tout le monde est à cran, façon en plus que c’est le grand jour du Ramadan, vous vous placez devant la BEAC pour prendre les photos. Massa !

J’avoue que j’ai eu très peur hein, mais plus de peur que de mal. Après « négociation », on a pu continuer (bien que le moral ait chuté d’un bon niveau).

Shooting feu rouge ;)

Shooting feu rouge ;)

Au bout du rouleau.

Au bout du rouleau.

Ce fut vraiment un extraordinaire samedi vendredi. Plein de surprises et de fatigue. J’ai même oublié le mec dopé à l’alcool qui nous offrait sa protection contre une petite « Castel ». Le vrai chef du quartier disait-il. LOL !

Elle a été extra mon égérie.

Elle a été extra mon égérie.

Nous avons tout de même relevé le défi. Merci à Vous qui avez su gérer le truc. Pour toi Christian, mon MERCI ne sera jamais assez gros. çà c’est sûr…

I’m The Perfect Imperfection

Bonjour à toi mon cher blog délaissé depuis belle lurette. Je sais que si tu pouvais demander le divorce tu l’aurais fait depuis un bail. Je ne vais pas te présenter des excuses. Tu n’en as pas besoin. Je ne vais pas non plus te promettre d’être là plus souvent. J’ai beaucoup trop peur de te mentir une fois de plus. Cependant ma fidélité envers toi est sans faille.

Ma vie a complètement changé de trajectoire, j’aurais pu créer un nouveau blog pour raconter la nouvelle Moi. Mais toi aussi tu fais partie de moi. Tout ce que j’ai vécu avant fait partie de moi. Donc oui je te suis et te reste fidèle.

Dans mes derniers articles, pour mes lecteurs j’étais une jeune femme passionnée de marketing et de mode. Mais ce n’était pas le vrai Moi. Je dois rétablir les faits et dire qui je suis vraiment.

Je suis Sandrine Toua. Une gamine qui a toujours rêvée d’être créatrice de mode et qui vit son rêve à temps plein aujourd’hui. Mes parents s’en remettrons. Le bonheur n’est-il pas notre aspiration à tous? Mon ancien métier me rendait malheureuse. Le nouveau me rend heureuse. Pardon d’avoir lâcher la branche alors que je n’avais rien à portée de main.

Sandrine Toua Créations est née. Marque d’accessoires Afrochic et de bien d’autres choses un peu bizarre aussi (lol).

Bienvenue dans ma nouvelle vie. Elle n’est pas parfaite. Je n’aspire pas à la perfection.

Sandrine Toua

Au défile de La Nuit du Pagne Chic et Glamour. 3e prix du jury.

I’m The Perfect Imperfection.

Kerawa.com, le retour…

Et quand je parle de retour, je ne parle pas que de Kerawa! Il s’agit de mon retour sur ce blog également. Mon dernier article date de combien d’années? Hum! J’espère que certains ne m’ont pas cru morte hein. Je suis toujours là oh!

Et pour mon retour, je commence en parlant d’un autre grand retour, celui de Kerawa.com, le site internet de petites annonces que presque tout le monde connait. I beg, si tu ne connais pas va vite te renseigner oh! Ne fais pas la honte te prend quelque part :D

Kerawa

Quand je dis grand retour là n’allez pas croire que le site avait d’abord fermé. C’est juste que avant Janvier 2014 la version que vous utilisiez était déjà très lourde, obsolète. Il y avait pas mal de bugs, pas mal d’annonces bizarres et aussi d’annonces « un genre- un genre ». Le site était gratuit, sans aucune contrainte, liberté absolue donc difficile à contrôler, etc.

De vous à moi, si dans le pays-ci chacun fait comme il veut quand il veut et où il veut,  on va survivre? A ce rythme là est-ce que Kerawa pouvait survivre longtemps? Il fallait un peu de dictature nor? Un peu seulement mais pas beaucoup.

Donc nous voici donc en 2014, les choses ont changées. Un peu seulement mais pas beaucoup. Dorénavant, il faudra donc ouvrir un compte avant de publier une annonce, le compte est gratuit, la publication des annonces est toujours gratuite, cependant un compte vous donne une vue rapide et globale de toutes vos annonces, vous les modifiez, les supprimez, les rajoutez, fastoche!

Le plus de la nouvelle version? Plus de contrôle, plus de sécurité, le moyen de déclarer en un clic aux administrateurs que vous trouvez telle ou telle autre annonce louche, un espace VIP plus visible, et le must, la Boutique Dédiée !

Qu’est-ce que c’est que çà encore? Et bien c’est un espace, votre espace, celui qui regroupe toutes vos annonces, tous vos messages publicitaires . Comment y accèdes-t-on? Par un lien, lien que vous pouvez communiquer à vos contacts. La page est la vôtre, votre logo dessus le prouve.

Heu… Qu’est-ce que j’ai oublié…. Non, rien ! C’est tout ! Vous comprenez donc il y a vraiment pas beaucoup de changements, c’est toujours le Kerawa que vous connaissez, mais en mieux !!

La sextape, le nouvel outil marketing?

Devenir une célébrité en Europe et aux USA s’entend, c’est faire du buzz, susciter le maximum d’intérêt, quitte à choquer.

L’outil buzz infaillible actuellement semble être la sextape. Oui cette vidéo d’ébats sexuels entre le produit (celui ou celle à la recherche de célébrité) et un accessoire (il/elle est juste là pour mettre en valeur le produit).

C’est connu de tous, le sexe fait vendre. Sinon comment expliquer le succès fulgurant de Playboy et des calendriers supers chauds? La nudité des chanteurs et danseurs dans les clips vidéos? Mais tout çà est devenu tellement banal, tellement fait et refait que çà ne choque plus.

(Kim Kardashian)

Le plus bel exemple de réussite de cet outil est Kim Kardashian. Oui c’est vrai. Avant çà elle était belle, riche, fréquentait quelques (déjà) célébrités, mais était juste une pauvre petite fille riche. Une fois cette vidéo divulguée, çà a été le buzz! Tout le monde parle de Kim, Kim ne devient plus seulement jolie, non Kim est une bombe. Des sollicitations pour poser pour des magazines, posant même pour le fameux Playboy. Oui Kim Kardashian est aujourd’hui une star, une remarquable femme d’affaires.

Mais entre nous Kimmy, cesses de pleurnicher. Tu savais très bien ce que tu faisais en tournant cette video. Tu es plus intelligente que tu veux nous le faire croire.

Kim Kardashian, Paris Hilton, sans vouloir citer tous les troubadours des télé-réalité françaises, tous ont utilisés la sextape pour se vendre et ont pu ainsi créer le fameux buzz tant convoité.

Au Cameroun aussi comme partout ailleurs, le sexe fait vendre. Y a qu’à voir nos Lady Ponce, Petit Pays, K-tino et autres. Mais lequel franchira la grande étape? Qui sera le premier à nous fournir sa première vidéo « volée » de ses ébats?

J’aurais parié sur Mundi Claude a.k.a. Petit Pays, mais bon j’hésite une peu…

Still alive!

Il remonte à quand mon dernier article déjà? Au 02 Novembre 2010? Wow! Presque un an quoi!

Si on comptais les heures d’absences je serais certainement renvoyée du lycée. DDl (Die De Lap=Mort De Rire)

Depuis le temps,  j’ai été assez occupée surtout par la création et la mise en ligne du site web www.afrikmode.com mais pas d’excuse. Je suis de retour et mieux vaut tard que jamais me diriez-vous n’est-ce pas?

Tout à fait d’accord avec vous.

Soirées reseautage, le concept!

Nous savons tous ce qu’est un réseau, la plus part d’entre nous est sur Facebook, Twitter ou encore Viadeo dans le but de se tisser un réseau d’amis avec qui échanger, discuter, voire plus.

Et bien, les Soirées Reseautage c’est exactement çà, avec la seule différence que votre réseau vous le tisser directement en rencontrant des gens, jeunes cadres d’entreprises pour conclure des affaires, réaliser des projets, avancer ensemble.

Le concept arrive au Cameroun en 2008 et est initié par Yannick Tankeu Directeur du cabinet Mountain Communication and Consulting.

Le lieu, un hôtel de la ville de Douala. Le jour, le dernier jeudi du mois. L’heure, 18h30 après le boulot.

La soirée s’articule autour de la présentation d’entreprises, la présentation d’un invité VIP, les séances de réseautages (échanges de cartes de visites et discussions entre membres), cocktail, jeux concours.)

Le concept de ces soirées est très apprécié des entreprises camerounaises, tous les mois c’est environ 150 personnes qui s’y retrouvent pour échanger mais surtout se motiver, s’ouvrir aux autres et voir l’ampleur de toutes les opportunités qui s’offrent à elles.

Cependant, cela ne se résume pas à passer du bon temps dans une une ambiance conviviale, non. Il faut entretenir son réseau, communiquer et surtout ne pas se décourager lorsque les contrats tardent à prendre effet. Comme l’a dit Yannick Tankeu lors de la dernière soirée, il ne faut pas baisser les bras après avoir assister à quelques soirées, non. Il faut voir dans le long terme et persévérer. C’est dans la persévérance, l’échange et le partage que nous pourrons avancer et aussi faire avancer notre pays.

La soirée du 29 Octobre en images.

(Yannick Tankeu explique le concept)

(La partie que beaucoup préfèrent)

(Présentation offre No Limit de CAMTEL)

(L’invité VIP)

(Présentation individuelle)


(Stand entreprise)

Teasing CAMTEL, ratage complet!

Il y a quelques semaines, CAMTEL lançait sa nouvelle campagne « No Limit » et vous avez pu découvrir dans les rues des affiches en fond bleu avec écrit en blanc « no limit ».

Ces affiches étaient bien entendu la première étape d’une campagne de teasing. OK!

Pour un teasing réussit, l’affichage doit être suffisament long pour être vu et retenir l’attention et suffisemment court pour que le public n’en ai plus rien à faire finalement.

Malheureusement, les affiches « No limit » de CAMTEL sont dans nos rues depuis plusieurs semaines, et en plus de çà la révélation a été complètement ratée.

Sur certains panneaux vous pouvez voir l’image ci-dessous et sur d’autres, la première image d’accroche qui vous dit: »No Limit ».

Pour moi cette campagne, c’est un ratage complet!

Et là je m’interroge: à quand une campagne de comm réussit pour CAMTEL?

Pourquoi le détenteur de la fibre optique a du mal à s’imposer comme leader des fournisseurs d’accès internet?

Une communication aussi foireuse est peut-être l’une des explications…